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COMMUNIQUE DE LA LIGUE PANAFRICAINE DU CONGO-UMOJA (LPC-U) SUR LE CRASH DE L’ANTONOV SURVENU A POINTE-NOIRE.

Posté par lpcumoja le 26 mars 2011

COMMUNIQUE :

DE LA LIGUE PANAFRICAINE DU CONGO-UMOJA (LPC-U)

A PROPOS DU CRASH DE L’ANTONOV DE LA COMPAGNIE CONGOLAISE

TRANS AIR CONGO (TAC)  A POINTE-NOIRE

Site : http://lpcumoja.unblog.fr/

 Chères familles si durement éprouvées,

 C’est avec une grande tristesse et une profonde consternation que nous, Ligue Panafricaine du Congo – UMOJA (LPC-U), avons appris la catastrophe aérienne d’un avion cargo Antonov de la Trans Air Congo (TAC) qui s’est écrasé à l’atterrissage sur un quartier d’habitations de Pointe-Noire (Kitoko Daniel). Catastrophe intervenue lundi 21 mars 2011 et ayant causé une vingtaine de victimes décédées et plusieurs blessés.

 Face à une épreuve si tragique, la Ligue Panafricaine du Congo – UMOJA (LPC-U) adresse ses Profondes et sincères condoléances aux familles des victimes, à leurs proches, à tous les Congolais pour ce deuil national et souhaite prompt rétablissement aux Rescapés du crash.

 Par ailleurs, alors que la douleur des familles des victimes et des Rescapés est encore béante, nous venons d’apprendre par diverses dépêches congolaises dont la source est la « Radio Okapi », que des restes humains se retrouvent dispersés aux quatre coins de la ville, suite au déblayage des décombres des lieux du crash autorisé par les autorités municipales et préfectorales.

 La Ligue Panafricaine du Congo – UMOJA (LPC-U) élève sa vive consternation face à si peu de cas manifesté aux êtres humains, de surcroît fauchés dans les conditions si dramatiques, et s’interroge sur de telles précipitations à vider le lieu du crash sans s’assurer que toutes les victimes aient été retrouvées et que les débris d’avion cargo rassemblés pour les besoins de l’enquête.

cliquez sur ce lien pour visionner la vidéo

(Photos de Marc Thomas, Photographe à Pointe-Noire)

Depuis que le ciel africain a été « libéralisé » en novembre 1999, il existe une sorte de consécration des principes physiocrates : « laissez faire les hommes ; laissez passer les marchandises », d’autant que les statistiques sont formelles : pour 5% à peine du trafic aérien mondial, l’Afrique a par exemple compté de 2006 à 2008, 6 fois plus d’accidents d’avion que le reste du monde (chiffres de l’OACI, Organisation de l’aviation civile internationale) ! Ce qui est véritablement un comble.

 Bien entendu, en tant que Panafricains, nous ne pouvons céder à la tentation de penser un seul instant à une quelconque fatalité du ciel africain ou à une malédiction qui viendrait de ténèbres.

 Il faut juste se rappeler qu’en 2005 l’Anac (Agence nationale d’aviation civile), publiait le communiqué suivant :

 « Brazzaville, Congo, 20/09/05  -  Les aéronefs de type Antonov 24 encore utilisés par des compagnies aériennes congolaises en dépit de leur état de vétusté avancé seront interdits de vol au Congo à partir de juillet prochain.

A compter du 1er juillet 2006, tous les avions de type Antonov en exploitation dans le transport des passagers seront interdits de vol sur le territoire national ».

 Curieusement, cette mesure ne concernait pas les Antonov 26 (cargos), prise au lendemain du crash d’un avion de même type d’Air Kasaï, compagnie privée de la République démocratique du Congo, intervenu à plus de 50 km au nord de Brazzaville alors que ces appareils présentent en cas de crash strictement les mêmes risques pour les populations au sol.

 Nous sommes bien en présence des fautes lourdes et graves des autorités publiques qui, par incompétence, négligence et irresponsabilité ont exposé les populations aux risques pourtant prévisibles. Ce drame vient s’ajouter au chapelet interminable des souffrances endurées par les Congolais.

 Par conséquent, il est illusoire d’attendre des autorités publiques congolaises une enquête impartiale sur cette catastrophe d’autant que les conflits d’intérêts entre les responsables politiques et les détenteurs des entreprises privées sont un secret de polichinelle.

 Les autorités publiques congolaises ont réussi à faire de ce pays, une zone où toute réglementation y est interdite. Il y règne une sorte de totalitarisme du Rien, du Néant et du Chaos, l’utopie accomplie du «Laisser Faire», et surtout du «Laisser Passer».

 Chères familles éprouvées,

 La Ligue Panafricaine du Congo – UMOJA (LPC-U) vous assure qu’elle est de tout cœur avec vous dans cette terrible épreuve.

 

Fait à Paris, le 26 mars 2011

 Pour la Ligue Panafricaine du Congo – UMOJA

                                                                                                                                                                       (LPC-U)

Contact :

Site : http://lpcumoja.unblog.fr/

Mail : lipaco.33@gmail.com

2 Réponses à “COMMUNIQUE DE LA LIGUE PANAFRICAINE DU CONGO-UMOJA (LPC-U) SUR LE CRASH DE L’ANTONOV SURVENU A POINTE-NOIRE.”

  1. Ya Sanza dit :

    Je suis au regret de vous aviser que l’une des illustrations de votre article concernent un crash ayant eu lieu à Goma en RCD (l’avion avec une dérive blanche qui n’est pas un Antonov 12).

  2. idem dit :

    Il n’y a pas de fatalité à partir du moment où l’usage de ces Antonov, bons pour la casse, est toujours d’actualité malgré la mesure d’interdiction. Le seul responsable et fautif est le gouvernement du pays qui permet, encore aujourd’hui, par un laxisme sans pareil, de tels « accidents ».
    Honte aux dirigeants incapables. Leurs lourdes fautes cumulées ne seront pas éternellement impunies.
    Mes pensées aux familles éplorées.

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